Lundi 19 novembre, j'ai reçu dans la même journée les représentants départementaux de la Confédération Paysanne et de la FDSEA. Ces deux organisations syndicales venaient me faire part des difficultés mais aussi de la situation générale de l'agriculteur dans notre département.
Au-delà de leurs divergences et parfois de leurs oppositions, un certain nombre de préoccupations leur sont évidemment communes.
La
question de l'installation des jeunes agriculteurs a été évoquée à chaque fois.
Les difficultés pour
l'obtention de la DJA (dotation jeune agriculteur) ont été pointées tu pour
les critères
(notamment la surface minimale de 20ha pondérés même lors d'une association avec un
GAEC existant) comme le caractère parfois pointilleux de l'examen du suivi et du respect
du plan de développement économique.
L'Ardèche a la
chance de compte trois installations pour quatre cessations d'activité et c'est un
bon résultat par
rapport à la moyenne
nationale alors que notre territoire n'est pas facile et présente nombre
de handicaps naturels.
La
réforme en
cours de la PAC a aussi été évoquée. Cela vient
en écho aux
efforts faits par le gouvernement pour que l'Union européenne
maintienne et fasse même progresser
son budget. C'est essentiel pour le maintien de la PAC mais aussi, par exemple,
du programme européen d'aide
alimentaire. Derrière cette
question de la PAC, on retrouve des questions importantes comme celle de
l'assurance récolte, de la
politique d'herbage environnementale dont un passage du 2nd au 1er pilier de la
PAC pourrait se traduire par une non prise en compte des landes et des terres
de parcours et ce serait très préjudiciables
pour l'Ardèche. Plus
globalement, c'est la préservation du
2nd pilier qui est au centre des débats car il est celui qui sert à compenser
des handicaps naturels alors que le 1er relève plus de la régulation et
de la compensation des prix.
En lien avec ces sujets, la question de l'évolution de la loi de modernisation agricole a été abordée notamment au travers de la politique des prix. La confédération paysanne souhaite notamment une remise en cause de la négociabilité générale des prix.
Les questions de prestations sociales, de retraites agricoles et d'indemnités journalières, étaient aussi évidemment a l'ordre du jour.
La question de l'eau et de l'irrigation reste problématique dans des territoires comme la vallée du Doux, notamment du fait des contraintes imposées par la loi sur l'eau pour la création de retenues collinaires. C'est une difficulté supplémentaire pour cette vallée au sein de laquelle la question du logement des saisonniers est aussi posée.
Enfin, sans être exhaustif, la question du coût de la main d'œuvre et des conditions de travail fut l'objet d'un échange. J'ai rappelé que le gouvernement a pérennisé et sécurisé le dispositif d'aide aux remplacements et aux congés. Tout le monde s'en félicite. J'ai dit aussi la volonté de nombreux députés de voir l'agriculteur bénéficier du plan de compétitivité. Sur la question du travail saisonnier, les deux syndicats ont regretté la diminution du régime d'exonération de charges. J'ai rappelé la volonté du gouvernement de responsabiliser la filière sur la question des accidents du travail mais aussi le fait que les exonérations sont maintenues jusqu'à 1,5 fois le SMIC...
Un dernier sujet nous a réunis : les prédateurs. La FDSEA m'a présente ses propositions pour lutter contre la prolifération des sangliers. Les deux organisations m'ont fait part de leurs inquiétudes quant aux attaques de troupeaux par un ou des loups en Sud Ardèche. J'ai répété que je considère la présence du loup incompatible avec l'élevage, en particulier l'élevage ovin propre aux zones comme l'Ardèche avec de petits troupeaux mobiles et épars donc difficiles à protéger.
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